Il y a des jours où on se demande où va la France. Il ya quelque jours, était déposé un projet de loi constitutionnelle relatif à l'interdiction de la peine de mort. On ne peut que se féliciter que l'abolition de la peine de mort soit incluse dans la constitution. Une des effets direct de cette révision constitutionnelle étant de permettre à la France de ratifier le deuxième protocole facultatif au pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté à New York le 15 décembre 1989, qui prescrit une abolition définitive de la peine de mort.
Mais ce matin, qu'elle n'est pas ma surprise de voir dans mon aggrégateur, le dépôt d'une proposition de loi tendant à rétablir la peine de mort pour les auteurs d'actes de terrorisme. Cette proposition est le fait du député DELL'AGNOLA. Mais après la lecture de l'exposé des motifs, on se sent écoeuré et amer car ce discours joue à la fois sur la peur du terrorisme et sur la justesse de cette peine pour les chefs terroristes.
Rétablir la peine de mort pour un crime, si odieux soit-il, c'est ouvrir la voie à son rétablissement pour d'autres crimes et c'est surtout ouvrir la voie au rétablissement de la peine de mort tout simplement. Cette proposition de loi représente l'ouverture d'une boîte de Pandore, qui a été refermée par la loi du 9 octobre 1981, et qui je l'espère le restera à jamais.
Mise à jour : Le dépôt date du 8 avril 2004. Par contre, je n'ai pas réussi à connaître le sort de cette proposition.